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En route vers Kuala Lumpur

Après les capitaines des sélections U19M et U24M, UWH News continue les présentations en vous amenant à la découverte de la capitaine et de la vice-capitaine U19F qui partiront en juillet en Malaisie pour les championnats du monde des jeunes 2024.

  • Qu’est-ce que ça vous a fait d’avoir participer à ce stage de sélection ?

Lésia Casabianca« Moi, je pense que je n’avais pas tant de pression que ça !

La seule pression que je me mettais, c’était celle que je m’imposais moi-même pour les tests physiques, parce que j’avais déjà une petite idée de ma sélection. Je me suis fixé des objectifs pour le test de nage. Je n’avais pas trop de pression par rapport au stage, j’avais l’impression que c’était un stage comme d’habitude.

Madeleine Gouzou « Pour ma part, je suis arrivée avec pas mal de pression. Comme ça faisait un moment que j’étais dans le collectif France, vu que j’étais là depuis le tout début, je me sentais quand même bien et je savais un peu pourquoi j’étais là, parce que j’avais déjà suivi le chemin depuis le départ.

Après, il y avait quand même beaucoup de pression. Lésia et moi, nous avons su rapidement au cours du week-end que nous étions prises. Donc, beaucoup de pression, notamment par rapport aux tests physiques, aux Cooper et tout. Envie de bien faire, envie de prouver aux coachs que nous étions là, que nous étions prêtes.

Mais une fois que nous avons su et que les coachs nous ont dit le samedi soir qu’ils voulaient que ce soient nous les capitaine et vice-capitaine, la pression est rapidement redescendue pendant le week-end.

Nous avons pu nous concentrer sur autre chose et vivre le week-end différemment des autres filles.« 

  • Comment s’est passé l’annonce et comment vous avez réagi à l’annonce officielle de votre sélection ?

Lésia Casbianca « Ça m’a fait un coup quand même, parce qu’il y a eu un gros silence dans la salle, et du coup chacune de nous cherchait sa place, et puis moi, je cherchais aussi celles qui n’étaient pas prises.

Il y avait une ambiance lourde, un gros silence, et puis après, deux filles se sont mises à pleurer, et là, on a su qui n’était pas là.« 

Madeleine Gouzou « Oui, c’est ça que l’on cherchait surtout »

« Nous, on a su le samedi soir que c’était bon, donc le soulagement est venu à ce moment-là. Même si on le savait déjà, le fait qu’on nous donne cette responsabilité, le soulagement, pour moi, est arrivé à ce moment-là. J’avais un grand sourire, je n’arrêtais pas de sourire, j’étais trop contente parce que c’était enfin officiel.

Après, c’est vrai que voir sa tête sur l’image fait toujours plaisir, mais à ce moment-là, je pense qu’on était plutôt toutes concentrées sur celles qui ne partaient pas. Qui étaient les deux filles qui ne venaient pas et qui arrêtaient à ce moment-là ? Les deux filles ont pleuré instantanément. À ce moment-là, toute l’équipe était autour d’elles pour leur apporter beaucoup de soutien dans ce moment difficile. »

  • Qu’est-ce que ça te fait d’être capitaine ?

Lésia Casabianca « Moi, je vais comparer à la fois où j’étais capitaine au tournoi national de Mulhouse. Pour ce tournoi, j’étais plutôt confiante, enfin, je croyais en mes capacités.

Forcément, je suis un peu fière, mais en même temps, parfois, je me demande pourquoi c’est moi la capitaine, pourquoi moi plus que les autres ?

Enfin, je suis contente d’être capitaine, mais je trouve que pour les championnats du monde, ce n’est pas la même chose. La pression est plus importante parce qu’il faut réussir à être là tout le temps pour ses joueuses, il faut réussir à avoir des discours motivants.

Je sais que je n’ai pas le droit de faiblir ; si on perd des matchs, je n’ai pas le droit de lâcher. Donc là, je pense que j’ai un peu plus peur. Parfois, j’ai l’impression de ne pas mériter ce rôle par rapport à Madeleine.

Après, je prends ce rôle à cœur, je vais donner tout ce que j’ai, mais je trouve que la pression que je me suis mise est différente de celle que j’avais à Mulhouse. Je pense que ça me stresse un peu aussi parfois.

Et en même temps, je suis contente. C’est toujours une fierté de représenter l’équipe de France.« 

Madeleine Gouzou  » our toutes les joueuses, c’était logique que le duo soit Madeleine et Lésia, je crois. Les coachs ont un peu dit qu’on pouvait répartir comme on voulait nos rôles de capitaine et vice-capitaine !

Moi, j’ai dit à Lésia, vas-y, c’est pour toi ! Ça me paraissait logique, je voulais qu’elle soit capitaine plus que moi parce qu’elle a un calme dans l’eau, une capacité d’analyse et d’observation que les autres joueurs n’ont pas et que j’admire beaucoup. C’est pour ça qu’elle est capitaine : elle sait quoi dire dans les matchs et pousse tout le temps l’équipe vers le haut. »

  • Qu’est-ce que ça te fait d’être Vice-capitaine ?

Madeleine Gouzou « C’est une vraie fierté pour moi, c’était un peu inattendu. À mes débuts dans le collectif France, j’étais une joueuse comme les autres, hyper timide et ayant du mal à me dévoiler. Au fil du temps, j’ai réussi à me dévoiler davantage et je pense que c’est à ce moment-là que les coachs ont remarqué en moi un petit leadership.

J’apprécie le fait qu’avec Lésia, nous puissions ensemble pousser l’équipe vers le haut. C’est un duo qui me plaît énormément et qui, je trouve, correspond bien au caractère de l’équipe. Les filles nous ont d’ailleurs dit qu’elles étaient contentes que ce soit nous les capitaines et vice-capitaines.

C’est surtout de la fierté parce que c’était un peu inattendu, et c’est une position dans laquelle je me sens pleinement bien. Donc voilà, je suis contente.  »

  • Est ce que vous réalisez que vous partez en Malaisie pour les championnats du monde ?

Lésia Casabianca « Ça fait longtemps que je le sais, mais est-ce que je le réalise vraiment ? Je pense que je le réaliserai vraiment quand je serai dans l’avion.

En plus, je n’ai jamais vraiment voyagé loin ; le plus loin où je suis allée, c’est en Italie !

C’est vraiment quelque chose de complètement nouveau que je vais découvrir, et donc, je pense que c’est difficile à réaliser tant que je ne serai pas dans l’avion. En fait, je n’arrive pas à l’imaginer.

Déjà, quand on a reçu une partie de nos uniformes, je trouve que ça m’a aidé à mieux réaliser. » »

Madeleine Gouzou « Pour moi, c’est un peu comme pour Lésia, j’ai intégré l’information de notre départ en Malaisie pour les championnats du monde. Je me prépare depuis longtemps, mais je ne réalise pas totalement l’immensité de la chose. Je pense que je vais vraiment le réaliser lors de notre départ de l’aéroport, quand nous serons toutes avec les sacs portant nos prénoms et nos numéros. C’est un rêve depuis longtemps, et voir qu’il se réalise vraiment me donne le sourire le soir avant de dormir.

Pour moi, c’est le moment que j’attends, où je suis en mode « OK là, c’est bon, on part vraiment ! »

« Depuis que nous avons des stages à douze, avec seulement l’équipe des sélectionnées ou à chaque fois que nous nous voyons, nous savons que nous partirons toutes les douze, et tout ce que nous partagerons et vivrons, ce sera toutes ensemble. Le sentiment n’est pas le même, cela se concrétise. Petit à petit, et la concrétisation ultime, ce sera le podium ; nous l’espérons. »

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