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Depuis leur création en 1984, les Championnats du monde de hockey subaquatique se tenaient tous les deux ans (sauf entre 2008 et 2016). Mais pour la fin de la saison 2024-2025, la CMAS a bousculé les habitudes avec une nouveauté : l’Intercontinental Championship. Une initiative qui, à première vue, a tout pour plaire
Ce championnat de zone a l’ambition d’ouvrir les portes des Mondiaux à de nouvelles nations et de rendre le niveau de jeu plus homogène. C’est une opportunité inédite pour les nations en développement d’intégrer les compétitions de type A et, qui sait, de s’approcher un jour du Graal : le titre de champion du monde.
Cependant, si on regarde de plus près, la CMAS a décidé de mettre fin au format de deux ans pour faire des Mondiaux un événement qui a lieu tous les quatre ans. Pour un sport encore confidentiel, cette décision est perçue comme un grand pas en arrière, susceptible de freiner le développement de la discipline.
Pour comprendre les implications réelles de ce changement, UWH News est allé interroger plusieurs acteurs de la discipline (sans réponse de la CMAS et de certaines équipes) , à commencer par Nathalie Mathieu, coach des Masters Hommes, et Jacques Bréchaire, coach des Élite Femmes, dont les avis sur ce point sont unanime.
« Revenir à un championnat tous les deux ans, on a toujours été pour et c’est toujours ce que l’on a revendiqué. Ce championnat de zone aurait pu être une bonne alternative et une bonne préparation… malheureusement, on n’aura même pas le temps de donner notre avis puisque les instances mondiales vont prendre la décision sans concerter personne, encore une fois », dénonce Nathalie Mathieu.
Jacques Bréchaire, se montre plus réticent à l’idée d’un championnat qualificatif par zones. « Moi ça me gêne un petit peu cette histoire parce que ça donne des quotas par zone. Je suis plus pour un championnat du monde A avec dix ou douze équipes et un championnat du monde B avec une descente et une montée. Comme ça au moins, on a la meilleure densité au niveau du hockey dans chaque poule » Jacques Bréchaire
Cependant, sur un point, les deux coachs se rejoignent : la fréquence des Mondiaux. « Je suis favorable à un championnat du monde tous les deux ans. C’est complètement stupide de le faire tous les quatre ans. C’est tellement énergivore et ça demande tellement de travail que maintenir des sportifs pendant quatre ans avec un objectif, c’est assez compliqué ». Jacques Bréchaire
Il rejoint également l’avis de Nathalie Mathieu sur l’aspect positif du tournoi qualificatif pour le développement. « Oui, c’est une très bonne opportunité, surtout pour les pays en développement. Les grosses équipes ne mettent pas des dix zéro aux petites, ça leur permet de commencer à monter un peu en puissance et pouvoir faire des compétitions ».Jacques Bréchaire
Sur le papier, créer un championnat intermédiaire est une idée pertinente pour le développement du sport. Elle permettrait aux jeunes équipes de se frotter à la scène internationale et aux nations émergentes de progresser. La solution idéale serait de garder un format de championnat du monde tous les deux ans et d’organiser en alternance, un championnat continental (Europe/Afrique, Asie et Amérique)