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Israel, d’une pseudo invention à de multiples innovations

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A certains endroits du globe, quelques irréductibles hockeyeurs partagent leur passion, allant même jusqu’à créer des clubs. De l’Afrique à l’Amérique en passant par l’Europe et l’Asie, focus sur ces pays peu connus du hockey subaquatique. Dixième épisode avec Israël !

Au sud-est de la méditerranée, Israël est assez isolé des grandes nations du hockey subaquatique, celles du nord comme celles du sud. Tellement isolé qu’en 1994, un homme et ses amis pensent avoir créé un sport. Une activité qui se joue dans une piscine avec une crosse et un palet. Cette personne, c’est le grand frère de Tal Ephrat, alors âgé de deux ans. “Quelques années plus tard, grâce à l’essor d’internet, ils ont découvert qu’il s’agissait d’un vrai sport.” se souvient celui qui est désormais le responsable du hockey dans le pays. Ce n’est qu’en 2008, seulement un an après qu’il ait participé à ses premiers entraînements, que Tal a commencé à apprendre ce qu’était le sport. Il a traversé la méditerranée pour se rendre en Hongrie où il a pu tester son premier gant de hockey.

Pendant quatre ans, il a été l’unique joueur du pays à avoir le matériel adéquat pour pratiquer le sport. J’étais le seul qui pouvait vraiment me battre dans la piscine avec le palet.Cela a pris fin lors d’un autre de ses voyages au-delà les mers, en Belgique cette fois, où il a découvert l’intégralité de l’équipement d’un hockeyeur subaquatique. Fini les entraînements avec des lunettes et des gants de jardin; place au bonnet, au masque et au tuba. “Après cela on a passé commande et on a commencé à mieux jouer”.

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Avec l’arrivée de ce nouveau matériel, le hockey s’est développé en Israël. Tal crée le premier club en 2015 à Kiryat Tivon, situé au nord du pays dans le district d’Haïfa. Alors que le sport n’était pratiqué que l’été dans l’ancienne piscine de Givat Ela, désormais, les entraînements ont lieu une fois par semaine. En 2016, une deuxième session voit le jour quelques kilomètres plus loin, à Nahalal. Si ces deux sessions regroupent globalement les mêmes joueurs, cela a éveillé leur esprit de compétition si bien que quelques mois plus tard, l’équipe d’Israël dispute son premier tournoi, la Bud Pig Cup, en République Tchèque. “On a terminé septième sur quinze mais nous avons joué avec des amis belges qui font partie de l’équipe nationale. Sans eux nous aurions sûrement terminé autour de la dixième place.” reconnaît Tal.

Si ces craintes ont été confirmées l’année suivante avec un tournoi de Budapest moyen pour Israël, l’année 2017 marque également le début du championnat national du pays qui se déroule en 3 contre 3. “ Les joueurs sont regroupés en trois groupes : top, medium, low. Les équipes sont formées avec un joueur de chaque niveau.” Plus d’entraînements et plus de compétitions ne peuvent que rendre plus performants. De retour à la Bud Pig Cup 2019, Israël s’est classé sixième avec uniquement des joueurs issus du pays ! Une progression linéaire en partie due à la venue de Thomas de Trébons qui a organisé un camp d’entraînement dans le pays en 2018 mais également grâce à un système de points ingénieux imaginé par Tal la même année. 

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« Ce système de classement est basé sur les efforts du joueur pour se développer lui et le sport”

Comme dans beaucoup de clubs qui débutent, recruter des joueurs peut s’avérer compliqué. Pour permettre à Israël d’augmenter ses effectifs, Tal a commencé une compétition interne où chaque joueur doit avoir le plus de points dans l’année pour essayer de remporter le premier prix. Quasiment toutes les activités du club sont un moyen de grimper au classement ! “Toutes les semaines on a un match. Si une équipe gagne 8-6, la première équipe remporte 8 points et l’autre 6 points”. Même un concours de mèmes sur le groupe Whatsapp du club récompense le vainqueur de cinq points ! Ce qui en rapporte le plus est évidemment la victoire lors du championnat national mais également si un joueur fait venir un nouveau joueur et qu’il participe à un certain nombre d’entraînement (30 points). “Ce système de classement est basé sur les efforts du joueur pour se développer lui et le sport”. 

A la clé pour le gagnant ? Un billet offert pour la prochaine compétition à laquelle Israël participe. Tal a investi dans ce système mais cela a été bénéfique . “Les joueurs sont devenus plus assidus aux entraînements, donc ils payaient plus. Ils amenaient des joueurs et donc plus d’argent rentrait“. Depuis la mise en place de cette méthode, le club a commencé à grimper de dix à une trentaine d’adhérents. Maintenant que les joueurs sont fidélisés, il reste une étape que Tal et ses coéquipiers n’ont pas encore franchi : participer à une compétition officielle entre équipes nationales.

Des nageurs professionnels dans l’équipe !

Participer à un championnat du monde fait rêver. Si Tal a conscience qu’Israël n’a pas encore le niveau pour y participer, certains joueurs pourraient bien former la base de la potentielle future équipe du pays. “Pour l’instant nous n’avons que cinq bons joueurs d’un niveau Elite équivalent à celui du Portugal, du Japon et de l’Argentine. Nous avons également de très bons jeunes joueurs qui pourraient jouer en championnat jeune […] ils seront meilleurs que moi dans cinq ans« .

L’une des forces de l’équipe d’Israël pourrait être la vitesse. En tant qu’entraîneur de natation, Tal essaye de recruter d’anciens internationaux à la retraite. Parmi eux, Yaron Shagalov, dixième des championnats d’Europe de brasse en 2014. Pour les amateurs de natation, il a concouru dans la même course que le britannique Adam Peaty lorsqu’il a battu son premier record du monde ! 

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D’autres nageurs ayant participé à des championnats internationaux ou européens, chez les jeunes cette fois, font ou ont fait partie du club comme Oren Malka et Keshet Yelin pour les féminines. “Elle a commencé le sport il y a quelques mois seulement et elle est incroyable. Elle est très rapide et c’est très difficile de la contenir parce qu’elle est très puissante.” 

A l’occasion des vacances de décembre 2021, Ron Polonsky, participant aux jeux Olympiques de Tokyo est de retour dans son pays. L’occasion pour Tal de faire parler son réseau afin de le faire tester le hockey subaquatique et attirer des recrues potentielles. “Il est ami avec les nageurs qu’on a recrutés. Ils lui ont demandé de venir et je vais essayer de le filmer afin que la fédération de natation partage notre poste”.  

Les championnats du monde sont encore loin pour Israël mais, grâce au réseau de connaissances de Tal et à un système de points original qui motive ses joueurs, il va être intéressant de suivre l’évolution du pays dans les années à venir. 

 

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