Après pratiquement deux ans dans les profondeurs, le hockey subaquatique reprend son souffle. A l’aube de la reprise mondiale du hockey, João José, directeur de la Comission hockey de la CMAS a accepté de répondre à la rédaction de UWHnews. Sans langue de bois, João évoque les deux années qui ont eu lieu, le présent et le futur de notre sport.
Deux ans après la fin de la dernière Coupe du monde et depuis, la pandémie. Comment jugez-vous la situation du hockey mondial ? Ne craignez-vous pas que notre sport connaisse une perte d’entrées ?
» En tant que Commission du hockey subaquatique, nous n’avons accès qu’aux informations que les représentants du hockey subaquatique de chaque pays nous communiquent lors des réunions que nous tenons régulièrement. La prochaine aura lieu au début du mois d’octobre. Lors des deux dernières réunions, nous avons préparé une étude statistique de la situation de chaque pays sur la base de 4 critères : (1) Statut vaccinal COVID-19, (2) S’ils prévoient d’assister à la manifestation 2022. Si oui, quelles catégories. (3) Si les clubs et les équipes nationales s’entraînent déjà (piscines ouvertes, etc.), (4) S’ils ont prévu des événements nationaux. Sur la base de ces informations, nous pouvons dire que notre sport est à l’arrêt dans le monde entier et que 2022 a été indiqué par tous les pays comme la reprise de l’activité des clubs, des compétitions nationales et du processus de sélection des joueurs pour les équipes nationales. Notre sport, au niveau de chaque nation, a perdu un certain nombre de joueurs dans les clubs à cause de la pandémie, l’impact sur le nombre de participants aux épreuves de catégorie A de la CMAS sera également négatif, on remarquera que dans les pays où le hockey subaquatique se développait, on perdra 1 à 2 cycles d’épreuves (4 à 6 ans), ce qui correspond à une génération de joueurs. Ce qui nous préoccupe également, c’est la faible structure du hockey subaquatique au niveau des fédérations nationales, des responsables des clubs de hockey subaquatique, le manque d’entraîneurs certifiés, c’est-à-dire qu’une grande partie de notre sport vit des contributions, de l’expérience et des connaissances personnelles de nombreuses personnes éparpillées dans le monde, qui après cette pandémie ont peut-être cessé de collaborer avec le hockey subaquatique. «
L’espoir désormais avec la possibilité d’une compétition en Turquie… Pensez-vous qu’il est important de le faire ?
» La CMAS fait des propositions pour un calendrier d’événements, mais ce sont les pays qui décident de participer ou non aux événements. La discussion des 2 dernières années était centrée sur la question de savoir si nous devrions avoir des événements en 2021, 2022 ou 2023, tout a été voté, plusieurs scénarios, plusieurs réunions, beaucoup de travail effectué. Il a été conclu qu’un championnat du monde en 2022 n’aurait été en mesure de se faire car peu ou aucune fédération ne veut prendre le risque d’organiser un événement mondial de hockey subaquatique. La solution a été de réduire le niveau de l’événement à la catégorie B, d’abaisser les critères d’organisation, de permettre de réunir les catégories Elite, Master et Jeune dans le même événement et de permettre la chose la plus importante, qu’en 2022 les équipes s’affrontent à nouveau. Nous aurons une réunion avec la Fédération turque (TSSF) en septembre pour discuter des conditions d’organisation et le nombre minimum de joueurs pour organiser l’événement.«
Quels sont les objectifs de la Comission de hockey pour cette année ?
» Cette année est une inconnue, car en octobre il y aura les élections de la CMAS et des membres de la Commission du hockey subaquatique vont changer. Je ne sais pas si je vais continuer comme directeur. Cependant, les lignes pour le futur ont été lancées, et nous pouvons dire que s’il n’y avait pas eu la pandémie, aujourd’hui nous aurions le hockey subaquatique qui pour la première fois de son histoire aurait des références de formation d’arbitres (déjà construites), d’entraîneurs (en construction) et une base de données mondiale gérée par la CMAS et les Fédérations Nationales, une ouverture de la CMAS à tous, à l’exemple des événements de catégorie C qui seront organisés par More Sport en 2022. Tout cela a été rendu possible par la création de comités au sein de la commission de hockey subaquatique, la création de représentants de pays, des réunions mondiales régulières, qui ont montré 4 ans de travail acharné pour créer les bases du hockey subaquatique mondial. »