Ce week-end à Rennes ont eu lieu les championnats de France minimes et juniors. Deux journées de compétition intenses, affichant un très haut niveau de hockey sub’. Côtés minimes, c’est le club de Pessac qui s’empare du titre ; chez les juniors, l’entente Moirans/Thonon repart également avec la coupe.
Plus qu’un simple week-end de tournoi, c’était le rendez-vous à ne pas manquer. Les 25 formations jeunes présentes (12 en minimes et 13 en juniors) se sont retrouvées dans la même arène, celle de la piscine de Bréquigny à Rennes, avec un objectif commun : le statut de champion de France. Tout comme pour la D1, ce championnat de France a bénéficié d’une retransmission en direct sur la chaîne YouTube de la FFESSM, offrant la possibilité aux familles et aux supporters de suivre la compétition à distance. Tels des gladiateurs, les effectifs se sont rendu coup pour coup, nous proposant des confrontations à très haute intensité, avec une maîtrise technique et tactique impressionnante dans les deux catégories.
Catégorie Minimes
Chez les minimes, la compétition a largement été dominée par deux clubs : Pessac et Pontoise. Ces derniers se sont retrouvés pour l’ultime duel après avoir réalisé un sans-faute lors de la première journée (4 victoires). La seconde journée a été un copié-collé pour les deux futurs finalistes qui n’ont eu à jouer que deux rencontres (la demie et la finale). Successivement, Pontoise et Pessac se sont largement qualifiés en écartant les autres prétendants du championnat : 7-0 pour Pontoise face au Puy-en-Velay et 8-0 pour Pessac lors de sa demie contre Lagny-Marne & Gondoire.
Perdants du dernier carré, Lagny et Le Puy ont ouvert le bal avec une « petite finale » digne d’un grand sommet. Dans un match tendu allant jusqu’à la mort subite, le club du Puy-en-Velay s’est vu récompensé. Après une belle bataille défensive, leur numéro 9 Gabin Arnaud réalise une contre-attaque victorieuse. Malheureusement pour Lagny, une faute survient au pire des moments et l’équipe se voit infliger un but de pénalité, offrant la troisième place au Puy-en-Velay.
En finale, un duel de choc : Pontoise contre Pessac. À l’image du match précédent, les deux formations nous ont fait passer par toutes les émotions, délivrant une prestation exemplaire, tant par la qualité du hockey produit que par la résilience nécessaire pour remporter une telle confrontation. À une minute de la fin de la première mi-temps, Pessac ouvre le score et prend l’avantage, mais c’était sans compter sur la réponse de Pontoise dès l’entame de la seconde période. Quelques minutes plus tard, Pontoise obtient un penalty et l’occasion de passer devant à tout juste cinq minutes du coup de sifflet final. Malgré une défense héroïque de Pessac, une faute offre l’avantage aux Pontoisiens. À ce stade de la partie, la balance vient de basculer. Le chrono défile, mais les Pessacais tiennent bon : sur une superbe vision de jeu de la numéro 9 Adèle Bouju, l’égalisation survient. Enfin, à seulement 30 secondes de la fin du temps réglementaire, Lilian Badani signe un exploit individuel exceptionnel et offre le titre de champion de France Minimes au club de Pessac.
Catégorie Juniors
En catégorie juniors, un niveau de jeu global assez élevé, des exploits collectifs et individuels montrent que le hockey français dispose d’une bonne relève. Avec 13 équipes engagées dans la catégorie (Pontoise a obtenu un quota supplémentaire après sa disqualification en championnat régional), la première journée a séparé les équipes en deux poules (une de 6 et une de 7) servant à définir les huit meilleures équipes pour le second jour (quarts de finale). Une première journée dominée par les clubs de Hyères, de Moirans/Thonon et de Lille/Corbie pour la poule de 7 équipes. Dans l’autre poule, ce sont les deux bi-clubs Rennes/Pontivy et Pessac/La Rochelle qui ont su rapidement prendre l’avantage. Nos regards se sont aussi tournés vers une équipe qui nous a prouvé que, même en infériorité numérique, tout est possible. Malgré un effectif réduit à 5 joueurs, l’équipe de Neuilly a réussi à atteindre la 10ème place grâce à 3 victoires sur 4 matchs en deuxième journée.
À l’image des rencontres minimes, la petite finale juniors nous a également offert une prestation poignante. Le début de match est maîtrisé par le club de Hyères, qui impose sa domination tout au long de la première période. Les Sudistes mènent d’ailleurs 2-0 à la pause, affichant une solide maîtrise technique. Pourtant, cet écart au score ne décourage pas l’équipe locale. Un premier but à cinq minutes du terme relance totalement la machine rennaise. Profitant d’une succession de fautes adverses, les locaux maintiennent la pression jusqu’à égaliser à seulement 1 minute 30 de la fin du match. Une nouvelle fois, une mort subite débute. Après 2 minutes 24 de jeu, alors qu’un joueur rennais est envoyé en prison, Hyères profite de sa supériorité numérique (4 contre 3) pour inscrire le but de la victoire et s’offrir la troisième place.
La finale a offert une belle bataille entre les deux finalistes (Moirans/Thonon et Pessac/La Rochelle). Les deux formations se sont rendu coup pour coup durant toute la première période, jusqu’à un tournant décisif : à seulement 20 secondes de la pause, le numéro 5 Charlie Raynaud de Moirans/Thonon réalise une interception pour ouvrir le score. Comme en première période, les deux équipes ont proposé un jeu intense, très souvent stoppé par des fautes. Malgré une pression constante et une forte présence sous l’eau de l’entente Pessac/La Rochelle, ces derniers ne sont jamais parvenus à concrétiser leurs occasions. Une nouvelle fois, le futur lauréat profite d’une bonne individualité et d’une interception pour inscrire le second et dernier but du match. Score final 2-0. L’équipe de Moirans/Thonon est sacrée, tandis que Pessac/La Rochelle termine avec le titre de vice-champion de France juniors.
Entre larmes de joie et larmes de déception, cette édition du championnat de France minimes/juniors a été riche en émotions. Une ambiance digne des plus grandes compétitions sportives. Pour certaines équipes, ce week-end a été la délivrance après plusieurs années d’échecs, prouvant que la résilience et la pugnacité sont des fondamentaux indispensables pour atteindre les sommets.
